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20 juil. 2014

S'incliner sur le passage des fées


Une longue tige de digitale chargée d'une multitude de boutons et d'une ou deux fleurs pourpres dépassait de la haie au bord du chemin. Il se mit à la caresser tout en disant :
Par exemple, je suis sûr que vous ignorez pourquoi cette digitale s'incline et oscille si gracieusement. Vous pensez que c'est là l'effet du vent, n'est-ce pas ? la questionna t-il, lui adressant un sourire qui n'éclairait pas son regard, mais conférait une infinie douceur à son visage.
- Oui c'est vrai. Quelle est donc la véritable raison ? s'enquit Ruth avec candeur.
- Eh bien, à en croire les Gallois, cette fleur est sacrée pour les fées, et comme elle a le pouvoir de les reconnaître, ainsi que tous les esprits, elle s'incline ainsi sur leur passage. Son nom gallois est Maneg Ellyllyn - le gant des bonnes gens ; d'où, j'imagine leur nom en anglais : le gant de renard.

Extrait de Ruth - Elizabeth Gaskell

10 mai 2014

27 avr. 2014

Mes chouettes boucles


Les elfes viennent de m'offrir ces magnifiques boucles d'oreilles, d'après eux, elles vont me permettre de me promener la nuit dans les bois en voyant clair comme en plein jour ! Elles transmettent les belles vibrations de la chouette comme l'intuition, la sagesse, la capacité de voir ce que les autres ne voient pas, l'amour du mystère (ça je l'ai déjà !)... Au crépuscule, mes chouettes et moi, nous sommes allées écouter les grenouilles dans les marais et je n'ai même pas mis le bout d'un orteil dans l'eau !

23 sept. 2013

Colchiques dans la prairie



Surprise ! Je ne sais pas si elles sont tombées du ciel cette année mais c'est la première fois que je vois des colchiques dans la prairie. C'est même la première fois que je vois des colchiques tout court ! Pour moi c'était une fleur un peu fabuleuse qui n'existait que dans les chansons et les poèmes et voilà que j'en découvre des dizaines à mes pieds. 




Toute la prairie a défilé en procession pour les admirer au cas ou elles se volatiliseraient aussi mystérieusement qu'elles sont apparues, mais, en fait, je soupçonne tout simplement les elfes d'avoir voulu embellir leur lieu de vie car elles se trouvent dans un petit vallon dans lequel ils passent de longues heures à bavarder méditer.




4 mai 2013

L'aube

Le fait de voir le soleil se lever chaque jour
est en soi un éveil spirituel.

 Jon Kabat Zinn


La lune se couche après avoir fait sa ronde nocturne pour veiller les hommes. Les renards profitent de la douce lumière de l'aube pour retourner vers leur terrier. Leurs pattes sont jaunes du pollen des pissenlits et leur poitrail est recouvert de rosée.


Lovés aux creux de la terre, ils s'endorment enivrés par les parfums de la prairie et n'entendent plus les coucous lancer leurs appels de collines en collines, les chevreuils grignoter les jeunes 
feuilles de ronces le long des haies et les abeilles bourdonner dans les premiers rayons du soleil.


Les anémones, prés du ruisseau, frémissent sous la brise matinale.
 Leur blanc manteau de pétales a remplacé celui de la neige.
Sortant comme un mirage de la brume, des elfes évitent gracieusement de les écraser pour se rendre au bord de l'eau; c'est ainsi qu'ils se réveillent, en écoutant le chant de l'eau qui leur apporte
 les dernières nouvelles de la Terre.

27 déc. 2012

La lune dans la forêt


Douce atmosphère sur le chemin du retour, 
après notre petite fête chez les elfes des bois.


Quand à moi ce soir j'ai de nouveau rendez-vous avec des elfes,
des nains et des hobbits puisque j'ai trouvé sous le sapin un billet 
direct pour la Terre du Milieu... (Avec chauffeur s'il vous plaît !)


23 déc. 2012

Joyeuses fêtes !



Toute la prairie vous souhaite de bonnes fêtes,
merci pour vos visites et vos petits mots
qui nous font tant plaisir !


 
Nous sommes invités par les elfes des bois pour Noël.
A travers les branches nous avons pu apercevoir
quelques décorations.



Quand à Dame Tartine, elle peaufine la recette de son dessert 
inspiré des haies de décembre.



15 juin 2012

Les haies parfumées de juin




Le chant des elfes est une chose à ne pas manquer,
en juin sous les étoiles, pour peu que l'on s'intéresse 
à ce genre de chose. 

Bilbo le Hobbit - J.R.R.Tolkien




29 avr. 2012

Les noces du printemps et de l'eau


Les elfes adorent les fêtes, célébrer les éléments et le passage des saisons si possible de la façon la plus spontanée possible, c'est ainsi qu'hier profitant d' une éclaircie ils sont venus nous chercher pour célébrer les noces du printemps et de l'eau. Nous sommes d'abord allés nous recueillir près des vieilles mares toujours pleines de mystères et de grenouilles. Nous avons traversé la prairie sous un arc-en-ciel de toute beauté et les elfes des bois nous ont entraînés au coeur de la forêt à la poursuite d'un ruisseau gonflé par les pluies. C'était comme si on entrait dans une cathédrale de verdure, le sol était tapissé de populages et d'anémones, les arbres verts de mousse, les oiseaux chantaient haut dans les branches, la lumière perçait entre les arbres  pour jouer avec l'eau. Le ruisseau qui dégringolait en cascades nous a emporté dans un tourbillon de folie et de poésie. L'eau, les chants et les rires des elfes se sont alors mêlés au rythme de nos coeurs pour créer une  fantastique farandole


J'aime ce ruisseau, c'est là, par un doux après-midi d'hiver que j'ai lu le Livre du Thé d'Okakura Kakuzô . Délicatesse, harmonie, élégance : ce livre et ce lieu se mariaient à la perfection. C'est ici aussi, qu'à l'automne j'ai entendu un cerf bramer juste à côté de moi, là que je l'ai entendu courir en faisant craquer les branches sans jamais, jamais, le voir. 


Ce printemps si humide est l'occasion d'approfondir notre lien avec la pluie pour cela nous pouvons nous aider d'un merveilleux livre : "Aimer la pluie, aimer la vie" de Dominique Loreau (J'ai Lu).

"La pluie, écho d'un autre monde, peut nous entraîner, nous happer et nous éloigner du réel. Faire un retour à l'origine du monde, vivre le dionysiaque, saisir les limites de l'extrême, percevoir le vide du cosmos empli d'énergie vitale, c'est une joie indescriptible. on s'éprouve alors comme une partie de l'univers."

"De la pluie émane un sentiment de mystère divin : présence au monde d'un ordre spirituel, fenêtre ouverte sur la nature transitoire de notre condition et sur l'idée que rien, en ce monde, n'a d'existence en soi. La pluie ouvre à la transcendance. Elle est la voie de l'approfondissement vers le simple, le naturel, l'essentiel, le détaché."

Vous pouvez aussi aller faire un tour sur Fabulo pour y lire l'histoire du Faiseur de Pluie une des plus belle histoire que je connaisse !


sur le chemin du retour j'ai croisé un couple qui s'entraînait pour le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Lui s'est arrêté  pour me demander tout étonné : "Avez-vous déjà vu autant d'eau ?" Il avait un magnifique parapluie, grand comme un parasol !

26 déc. 2011

De la lecture et une grenouille

Ce matin

 Aucun doute possible...

Thoreau et des elfes 

le Père Noël connait parfaitement les habitants de la prairie !

Et une magnifique grenouille !

5 août 2010

Tarte des elfes à la reine des prés


Nous vous présentons LA recette de la prairie, elle est enfin au point. Nous avions un peu de mal avec la pâte qui était trop friable, gourmands que nous sommes nous mettions trop de beurre !!! Dans la prairie la reine des prés, comme son nom l'indique, à une importance capitale et surtout il faut en absorber au moins une fois par an si nous voulons voir les elfes et communiquer avec eux, alors autant joindre l'utile à l'agréable !!!


Ingrédients pour 8 personnes


Pour la pâte


125 g de farine
125 g de poudre d'amandes
120 g de beurre froid en petits morceaux
100 g de sucre
une pincée de sel
un verre d'eau glacée


Pour la garniture


75 cl de crème fraîche
100 g de fleurs de reine des près
100 g de sucre en poudre


Lavez et séchez délicatement les fleurs de reine des prés.
Gardez-en quelques unes pour le décor.
Portez la crème à la toute première ébullition.
Retirez-la du feu et ajoutez-y les fleurs.
Couvrez et laissez infuser une dizaine de minutes.
Filtrez la crème avec une passoire et sucrez-la.
Tamisez la farine dans une jatte.
Mélangez-y la poudre d'amandes, le sucre et la pincée de sel.
Creusez un puits au centre et mettez-y le beurre en morceaux.
Pétrissez rapidement la pâte en versant peu à peu de l'eau glacée
jusqu'à ce que la pâte soit souple.
Ramassez-la alors en boule et étalez-la sur un plan de travail fariné puis
garnissez-en un moule à tarte beurré.
Répartissez sur la pâte la crème à la reine des prés.
Mettez la tarte dans un four préchauffé à 180 ° et laissez cuire 15 à 20 minutes.
Cette tarte se mange froide, décorez-la alors avec les fleurs restantes.
Vous pouvez aussi faire des petites tartelettes au lieu d'une seule grande tarte.

30 mai 2010

Une autre ! (histoire de farfadets)

Lutin des sous-bois bien reconnaissable à son long bonnet vert.

Voilà encore ce que m' a raconté un jour le passeur qui fait traverser la rivière Kita-Kami, non loin du temple Rômyôji :
« Au soir du 17e jour du 8e mois, selon le calendrier lunaire, j'avais bien bu et je m'étais endormi très tôt. Quelqu'un m' a appelé, de l'autre côté. Je suis sorti de mon abri, la lune était au firmament. J'ai mis ma barque à l'eau, j'ai traversé la rivière, et alors, j'ai vu un bel enfant, vêtu d'une large jupe-culotte, d'un kimono de cérémonie orné d'un blason, un sabre au côté. Il était seul, et il était chaussé de sandales en paille, retenues par un lien de soie immaculée. Je lui ai proposé de le faire passer. C'est bien ce qu'il désirait. L'enfant est monté. Au milieu de la rivière, je l'ai examiné, à la dérobée. Ses mains reposaient correctement sur ses genoux, il regardait le ciel.
Je lui ai demandé d'où il venait et où il se rendait. Il m' a répondu, et sa voix était très douce. Il avait résidé très longtemps par ici, dans la maison de la famille Sasada mais il en avait assez, et il s'en allait ailleurs. Je lui ai alors demandé pourquoi il en avait assez mais l'enfant s'est contenté de rire, il n'a rien dit. Quand je l'ai interrogé sur sa destination, il m' a répondu qu'il allait chez les Saitô, à Saraki. Comme nous parvenions sur l'autre rive, je vis que l'enfant n'était plus là. Moi, je me suis retrouvé assis sur le seuil de ma cabane. Est-ce que c'était un rêve ? Je suis sûre que tout cela est arrivé, pour de vrai. Ensuite, d'ailleurs, la maison des Sasada a périclité, alors que Saitô, à Saraki, qui avait été malade, a été complètement guéri. Et le fils, même, a pu faire des études à l'université, et il a eu une carrière remarquable. »

Voilà ce qu'ils accomplissent nos gentils farfadets.

Kenji Miyzawa - Les Fruits du Gingko

16 mai 2010

Une histoire de farfadets par kenji Miyazawa



Faisons la ronde
Dans la grande-rue !
Faisons la ronde
Dans la grande rue !

Dix enfants se donnent la main, forment une ronde et tournoient dans la grande pièce en chantant à pleine voix, ils ont tous été invités à quelque fête.
Ils dansent et tourbillonnent, ils s'amusent de tout leur coeur.
A un moment ils se retrouvent onze.
Parmi eux, aucun visage inconnu, pas non plus deux semblables, pourtant, ils sont bien onze. Une grande personne vient les prévenir que ce onzième enfant, c'est un farfadet des maisons.
Alors on cherche à savoir duquel d'entre eux il s'agit - chacun étant persuadé que lui-même n'est pas le farfadet -, mais les onze petits, assis bien correctement, soutiennent sans broncher le regard de l'adulte.
ça, c'est typique des farfadets.
Extrait de "Les Fruits du Gingko"

7 août 2009

Antony And The Johnsons - Epilepsy Is Dancing


Que c'est étrange, beau et mystérieux, vu de la prairie, c'est tout à fait comme ça que j'imagine les esprits de la forêt. Cela me fait penser aussi au "Songe d'une nuit d'été" de Shakespeare.


Epilepsy is dancing
Shes the Christ now departing
And Im finding my rhythm
As I twist in the snow

All the metal burned in me
Down the brain of my river
That fire was searching
For a waterway home

I cry glitter is love!
My eyes pinned inside
With green jewels
Hanging like Christmas stars
From a golden vein

As I came to a screaming
Hold me while Im dreaming
For my fingers are curling
And I cannot breathe

Then I cried in the kitchen
How Id seen your ghost witching
As a soldering blue line
Between my eyes

I cry glitter is love!
My eyes
Pinned inside
Sea green jewels
Hanging like Christmas stars
From a golden vein

Cut me in quadrants
Leave me in the corner
Oh now its passing
Oh now I'm dancin

6 août 2009

Les elfes



Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Du sentier des bois aux daims familier,
Sur un noir cheval, sort un chevalier.
Son éperon d'or brille en la nuit brune ;
Et, quand il traverse un rayon de lune,
On voit resplendir, d'un reflet changeant,
Sur sa chevelure un casque d'argent.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ils l'entourent tous d'un essaim léger
Qui dans l'air muet semble voltiger.
- Hardi chevalier, par la nuit sereine,
Où vas-tu si tard ? dit la jeune Reine.
De mauvais esprits hantent les forêts
Viens danser plutôt sur les gazons frais.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux
M'attend, et demain nous serons époux.
Laissez-moi passer, Elfes des prairies,
Qui foulez en rond les mousses fleuries ;
Ne m'attardez pas loin de mon amour,
Car voici déjà les lueurs du jour.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Reste, chevalier. Je te donnerai
L'opale magique et l'anneau doré,
Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,
Ma robe filée au clair de la lune.
- Non ! dit-il. - Va donc ! - Et de son doigt blanc
Elle touche au coeur le guerrier tremblant.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Et sous l'éperon le noir cheval part.
Il court, il bondit et va sans retard ;
Mais le chevalier frissonne et se penche ;
Il voit sur la route une forme blanche
Qui marche sans bruit et lui tend les bras :
- Elfe, esprit, démon, ne m'arrête pas !

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ne m'arrête pas, fantôme odieux !
Je vais épouser ma belle aux doux yeux.
- Ô mon cher époux, la tombe éternelle
Sera notre lit de noce, dit-elle.
Je suis morte ! - Et lui, la voyant ainsi,
D'angoisse et d'amour tombe mort aussi.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Charles-Marie Leconte De Lisle

27 juin 2009

Le jardin d'Aélia

Bee a ouvert un nouveau blog pour nous faire découvrir son jardin. C'est une merveille ! Voici ce qu'elle dit à propos du jardin : " Le jardin est. Il manifeste la Vie, l'Etre, simplement. Il est." C'est une magnifique vision du jardin et de la Terre que tu nous proposes là, Bee l'enchanteresse...

17 janv. 2009

La fée du sureau



Cette histoire est extraite d'un livre magnifique que je conseille à tous les amoureux des plantes : La Plante Compagne (Pratique et imaginaire de la flore sauvage en Europe occidentale) de Pierre Lieutaghi aux éditions Actes Sud. C'est le livre à lire pour réaliser tout ce que nous devons aux végétaux à travers les siècles.
" Et il y a une histoire miraculeuse à dire. Dans les années de l'immédiat après-guerre, les Tziganes survivants de l'holocauste qui fréquentaient la rive allemande du Rhin, au pied de la Forêt-Noire, s'arrêtaient volontiers en juin là où les sureaux se mettaient à fleurir. Le feu du bivouac était allumé à peu de distance des arbustes. Sur le feu, une bassine d'huile, et une pâte au sucre dans la jatte. Et alors que l'attention des enfants était détournée, on allait jusqu'aux branches avec la jatte et la bassine bouillante, on trempait les corymbes dans la patte et dans l'huile. Quand c'était doré, on laissait la branche ramener le trésor parmi les feuilles. Et quand un bel arbre à beignets avait surgit de la lisière parmi le houblon et la clématite, on appelait les petits : la fée du sureau était passée. Il faudrait lui laisser quelques beignets. Elle viendrait les savourer dans sa belle robe farineuse alors qu'on serait de nouveau sur la route."