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13 févr. 2014

Nids de vaches


Le foin n'est pas qu'un délicieux repas.


Il sert aussi à se mettre les pattes au sec et au chaud.


Et rien n'empêche d'en grignoter quelques brins au passage !

3 mai 2012

Marguerite la curieuse



Marguerite est persuadée que, cachée derrière son buisson, elle peut tranquillement espionner toute la prairie sans être vue ! Chut, ne lui dites rien...

13 juin 2010

Au milieu des lupins...



Dans la prairie, les vaches se régalent de l'herbe délicieuse et tendre au milieu des lupins, car, voyez-vous, les elfes, toujours eux, adorent les fleurs et en sèment partout...

23 mai 2010

Les boeufs

Une autre époque...



Des anciens voisins, un couple de personnes âgées, avec qui mon père et moi sommes restés en contact, car ce sont des gens merveilleux, on fait un magnifique cadeau à mon père. Deux boeufs sculptés dans le bois et leur attelage. Ils ont été réalisés par une personne qui sculptait des objets pendant qu'elle gardait les vaches. Comme j'étais là au moment où il a reçu le paquet, mon père m'a demandé de l'ouvrir, lui savait ce qu'il y avait dedans, pas moi. Il était profondément ému, il m' a raconté que l'autre jour au téléphone, alors qu'ils parlaient de leur jeunesse à la campagne, il avait expliqué à cette ancienne voisine, que quand il était petit c'était son rêve de recevoir un attelage de boeufs comme celui-ci, comme aujourd'hui les enfants d'agriculteurs rêvent des tracteurs-jouets. Mais vivant dans une famille très pauvre d'immigrés polonais qui travaillait la terre pour les autres, ce n'était que pure chimère... jusqu'à ces jours derniers. En effet, la voisine lui a alors raconté qu'elle possédait un attelage de boeufs, qu'elle y tenait beaucoup mais qu'elle serait ravie de l'offrir à quelqu'un qui en connaît la valeur et à qui cela ferait plaisir, et maintenant les boeufs et leur bel attelage trônent fièrement dans la salle à manger de mon père. Comme quoi il faut toujours croire à ses rêves d'enfants !

17 mai 2009

Dans la prairie...


Dans la prairie il y a : des grenouilles, des poètes et des grillons. Des pommiers, des poiriers miraculeux et des cerisiers. Des elfes qui se sont échappés des pages du Seigneur des Anneaux. De la brume qui s'élève le matin aux dessus des herbes trempées. Des salamandres, des rosés des prés et des genêts odorants. Des rires, des danses, des prières et des feux de joie. Parfois on voit passer des bulles...personne ne sait d'où elles viennent. Il y a toujours quelqu'un pour accueillir les nouveaux venus par ces mots : "Merci d'être là, votre présence m'est infiniment précieuse", c'est tout, mais les gens sont différents à jamais. Près des ruisseaux, la nuit, souvent il y a des fêtes et beaucoup de chants. Il y a de la reine des prés bien sûr, des aubépines, des sureaux et des livres par milliers. Il y a un homme vert sur la branche d'un grand châtaignier, souvent silencieux, il observe, parfois il siffle avec les oiseaux, encore plus rarement il dit un mot ou deux à un humain qui a su deviner sa présence, et ces mots sont comme des pierres précieuses. Parfois, une odeur de tarte aux prunes flotte dans l'air... personne ne sait d'où elle vient. Il y a des mûres en été, de la neige en hiver, des coucous au printemps et des châtaignes en automne. Des flâneurs, des rôdeurs ensorcelés, des veilleurs et des éveilleurs. L'été, la nuit, on reste dehors pour regarder les étoiles ou les orages passer au loin et quand on s'endort, dans la prairie, c'est pour faire des rêves qui sont comme des bénédictions. Il y a des lutins farceurs car on rit beaucoup dans la prairie mais on sait aussi pleurer avec ceux qui on de la peine. Des chats sauvages ronronnent au fond des arbres creux. Dans la prairie on pose dans le lit des ruisseaux des galets sur lesquels on a gravé des prières pour bénir l'eau. Parfois on entend un chant sublime... personne ne sait d'où il vient. A l'automne on regarde passer les oies et les grues en pensant à Nils Holgerson. Au printemps on nage dans la rivière, au milieu des fleurs sauvages, en regardant la rosée s'évaporer sous les premiers rayons de soleil. Sous un grand tilleul quelqu'un a mis des fauteuils bariolés et les après midi d'été brûlant on se raconte des histoires à l'ombre. A l'Est il y a une grande forêt et le matin de bonne heure on peut apercevoir de grands cerfs qui s'en retournent dans ses sombres profondeurs. L'hiver on reste les pieds gelés dans la neige à la regarder tomber dans un silence émerveillé, comme si c'était la première fois qu'on voyait ce spectacle. L'été on marche dans la prairie les yeux rivés sur le soleil rouge qui descend derrière les collines, en s'enivrant du parfum des foins... Parfois au milieu des herbes on trouve des billes de verres bleues...personne ne sait d'où elles viennent...