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19 mai 2014

Les chemins fleuris

 

Au mois de mai, dans la prairie, les chemins
sont ensorcelés. Ils tombent sous le charme
de l'anthrisque sauvage encore connu sous
le nom de cerfeuil sauvage ou cerfeuil des bois.


Les chemins se retrouvent couverts d'un nuage
de fleurs blanches comme une douce neige
de printemps ou bien encore un comme
une brume de pétales. 


Marcher dans cette atmosphère
 donne la delicieuse impression d'être
 au pays des merveilles.

27 avr. 2014

Mes chouettes boucles


Les elfes viennent de m'offrir ces magnifiques boucles d'oreilles, d'après eux, elles vont me permettre de me promener la nuit dans les bois en voyant clair comme en plein jour ! Elles transmettent les belles vibrations de la chouette comme l'intuition, la sagesse, la capacité de voir ce que les autres ne voient pas, l'amour du mystère (ça je l'ai déjà !)... Au crépuscule, mes chouettes et moi, nous sommes allées écouter les grenouilles dans les marais et je n'ai même pas mis le bout d'un orteil dans l'eau !

31 janv. 2014

Reflets et sortilèges


Je vous ai déjà parlé de la forêt des frères échevelés, et des mares mystérieuses qui s'y trouvent. Dans l'une d'elle se reflète un magnifique pin. Assise au bord de la mare je m'étonnais que le reflet soit plus net que la réalité, quand une vision m'est venue.

Deux jeunes bûcherons s'approchent de la mare parce qu'ils ont cru apercevoir une jeune fille. Alors qu'ils sont au bord, l'un deux glisse et se retrouve englouti par l'eau glacée et incroyablement profonde. Il entend une voix qui lui dit que s'il continue à couper les arbres de la forêt les eaux du monde entier le dévoreront. Puis il se retrouve au bord de la mare aussi subitement qu'il y était tombé, comme si rien ne s'était passé, mais le coeur saisi d'effroi. Son compagnon le regarde et ne comprend pas pourquoi il a l'air si effaré...

Le vent a soufflé, effaçant les deux garçons de la surface de l'eau et de mon esprit.



Voilà en somme l'histoire de quelqu'un qui a une vision de quelqu'un qui a une vision... la sorcellerie des reflets et des eaux dormantes !


22 nov. 2013

Les frères échevelés


Les frères échevelés sont deux hêtres un peu sorciers qui vivent à l'orée d'un bois tout aussi mystérieux et désordonné qu'eux. Marécageux et broussailleux, il abrite des mares secrètes où vivent en paix des grenouilles aux yeux d'or, des tritons d'une espèce oubliée et quelques ondines. Les frères échevelés en sont les gardiens un peu fous, en quelque sorte. Ils adorent chanter de longues mélopées lugubres par les nuits de grands vents et sont les protecteurs des champignons vénéneux qui abondent en ce lieu. Mais, malgré tout, ils sont fort sympathiques et aiment la présence des humains quitte à les taquiner et les effrayer un peu avec leurs silhouettes confuses.

8 avr. 2013

Un coucher de soleil, une chanson et des fleurs...


J'adore cette chanson dont les paroles me font un peu penser à celle de Lisa Thiel. Dès le début les mots de la Chamane Abuela Margarita donnent le ton : "je suis le pouvoir en moi, je suis l'amour du soleil et de la terre, je suis le Grand-Esprit et je suis éternelle, ma vie est pleine de joie et d'amour, je crois que le mieux et de ne pas avoir peur". C'est une magnifique chanson sur l'éveil, le pouvoir des mots et le lien qui unit les femmes et la Terre.



Alma de Cantaora - Amparo Sánchez


(Soy el poder dentro de mí 
Soy el amor del sol y la tierra 
Soy gran espíritu y soy eterna 
Mi vida esta llena de amor y alegría 

Y cuando lo cantas muchas veces, pues, mira, te la crees 

Yo creo que lo mejor es no tener miedo, 
no tener miedo) 

Soy mañana, soy Aurora 
Soy la luz, soy la sombra 
El presente, el ahora 
Alma de cantaora 
Alma de cantaora 

(Hablar del despertar femenino) 

Soy la tierra soy el cielo 
Soy la luna en un espejo 
Soy chamana, sanadora 
Alma de cantaora 
Alma de cantaora 

(El poder es dentro de nosotros) 

Y cantaré mientras me quede voz 
No dejaré un rincón sin mi canción 
Y cantaré como una bendición 
La libertad de ser lo que soy 

Soy la lluvia soy el trueno 
Soy la Madre, rayo y fuego 
Soy hermana luchadora 
Alma de cantaora 
Alma de cantaora 
Alma de cantaora 

Soy chamana, sanadora 
El presente, el Ahora 
Soy mañana, soy Aurora 
Alma de cantaora 

Lelere lo le, lelere lo la 

Alma de cantaora 

Lelere lo le, lelere lo la 
Alma de cantaora 

(Hablar del despertar femenino 
por miles y miles de años la mujer era considerada 
igualito que el hombre 
y mientras que la mujer fue tomada así en cuenta 
nunca se envenenó la tierra, nunca, por miles y miles de años) 

Y cantaré mientras me quede voz 
No dejaré un rincón sin mi canción 
Y cantaré como una bendición 
La libertad de ser lo que soy 

(Yo creo que lo mejor es no tener miedo) 

Lelere lo le, lelere lo la 
Alma de cantaora 

(El poder es dentro de nosotros 

El despertar femenino 

Por miles y miles de años 

Realizarse con amor)





27 déc. 2012

La lune dans la forêt


Douce atmosphère sur le chemin du retour, 
après notre petite fête chez les elfes des bois.


Quand à moi ce soir j'ai de nouveau rendez-vous avec des elfes,
des nains et des hobbits puisque j'ai trouvé sous le sapin un billet 
direct pour la Terre du Milieu... (Avec chauffeur s'il vous plaît !)


29 janv. 2012

Le secret de l'invisibilité !


Les fougères se reproduisent ainsi sans graines, fidèles à une méthode de multiplication plus ancienne établie avant même l'époque devonienne , d'où datent les premières fougères fossiles, et bien avant des plantes à fleurs avec graines.
En Europe au Moyen Âge, on savait que les plantes à fleurs se reproduisaient par leurs graines, mais on pensait qu'il en était de même pour toutes les plantes. Personne, bien entendu, n'avait jamais vu de graines de fougère mais en ce temps là, où la magie pouvait tout expliquer, cela signifiait simplement que les graines de fougère étaient invisibles. Et par un habile transfert de propriétés, on en déduisait que les graines de fougère pouvaient conférer un don d'invisibilité. Le soir de la Saint-Jean, on avait coutume d'étaler un linge sur le sol pour recueillir les graines de fougère, car en bien des circonstances, l'invisibilité pouvait présenter de sérieux avantages.
Du temps de Shakespeare encore, Gadshill, préparant le terrain pour le cambriolage comique de Hal dans Henri IV, se vantait : "Nous volons aussi sûrement que dans un château fort ; nous avons la recette de la graine de fougère ; nous marchons, invisibles." Ce à quoi le garçon d'auberge répliquait avec dédain : "Ah, ma foi, je crois que c'est à la nuit, plutôt qu'à la graine de fougère, que vous devez d'être invisibles."

                          Sue Hubbell - Une année à la campagne

22 janv. 2011

Les parfums de la terre

Voici deux enivrants passages du fabuleux livre d'Anne-Marie Garat "Dans la main du diable" (Actes Sud).


 "A quoi tient-il qu'on ait ses aises, hein ? De trop dormir dans des draps blancs, on ignore ce qu'est le confort d'une botte de paille, et on manque quelque chose, mademoiselle. Ce qui me garde ici, dans ma petite chambre au-dessus, c'est de sentir à travers les planchers l'odeur belle du grain, du foin et aussi celle de la terre, des arbres. D'ici je sens les poiriers du verger, en été. Même les racines ont leur parfum personnel. Il y a un saule, là-derrière dont je sais l'odeur jaune d'écorce, et quand elle jute de gomme au printemps, ça sent l'absinthe, l'anis, ça monte dans la nuit. Les chevaux bougent en dormant debout, ils tirent du licol et renâclent, ils rêvent comme des hommes. Je ne suis pas seul."


"Gabrielle n'avait jamais assisté à quelque chose d'aussi bizarre que la visite de ce petit homme hors d'âge, qui laissait derrière lui une odeur tenace, celle des pourritures de la terre, des humus gras poudrés de moisissure qu'on respire sous les champignons, odeur de mollusque ou de grenouille, de narcisse ou d'iris fraîchement arraché au fossé, une odeur de griotte, de résine ou d'encens ? Je divague se disait Gabrielle : une odeur de sainteté ? On dit que des saints émanent cette odeur surnaturelle de fleurs, ou de miel sauvage, qui fait peur... Malgré le fumet de la soupe aux poireaux, ses mains, qui n'avait pourtant pas touché le vieil homme, en étaient imprégnées, mais elle s'abstint d'en faire part pour ne pas rajouter à l'atmosphère sulfureuse de cette soirée."



19 nov. 2010

Une histoire de dragon et de super shampooing...

Ou comment un shampooing bien formulé peut vous entraîner dans de sacrées aventures...
Avec Croukougnouche on est très "dragons" en ce moment, elle m'en a même déniché un petit qui tient sur le bout des doigts (ça chauffe un peu !!!). Moi j'en ai trouvé un gros mais il ne faut pas se fier à la taille, la preuve, le pauvre se fait apprivoiser à cause d'un shampooing spécial fées/princesses téméraires. C'est aussi pour moi l'occasion de prévenir Adiante que les promenades en forêts ne sont pas toujours de tout repos !!!
Enfin, bon, moi je veux bien essayer ce super shampooing aux super-pouvoirs qui protège les cheveux du feu des dragons, on ne sait jamais, si mon petit chasseur de trésors revenait avec un trophée...
-"Anne, ma soeur Anne, ne vois tu rien venir ?"

 



-"Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie !"
-"Zut, alors !"

30 mai 2010

Une autre ! (histoire de farfadets)

Lutin des sous-bois bien reconnaissable à son long bonnet vert.

Voilà encore ce que m' a raconté un jour le passeur qui fait traverser la rivière Kita-Kami, non loin du temple Rômyôji :
« Au soir du 17e jour du 8e mois, selon le calendrier lunaire, j'avais bien bu et je m'étais endormi très tôt. Quelqu'un m' a appelé, de l'autre côté. Je suis sorti de mon abri, la lune était au firmament. J'ai mis ma barque à l'eau, j'ai traversé la rivière, et alors, j'ai vu un bel enfant, vêtu d'une large jupe-culotte, d'un kimono de cérémonie orné d'un blason, un sabre au côté. Il était seul, et il était chaussé de sandales en paille, retenues par un lien de soie immaculée. Je lui ai proposé de le faire passer. C'est bien ce qu'il désirait. L'enfant est monté. Au milieu de la rivière, je l'ai examiné, à la dérobée. Ses mains reposaient correctement sur ses genoux, il regardait le ciel.
Je lui ai demandé d'où il venait et où il se rendait. Il m' a répondu, et sa voix était très douce. Il avait résidé très longtemps par ici, dans la maison de la famille Sasada mais il en avait assez, et il s'en allait ailleurs. Je lui ai alors demandé pourquoi il en avait assez mais l'enfant s'est contenté de rire, il n'a rien dit. Quand je l'ai interrogé sur sa destination, il m' a répondu qu'il allait chez les Saitô, à Saraki. Comme nous parvenions sur l'autre rive, je vis que l'enfant n'était plus là. Moi, je me suis retrouvé assis sur le seuil de ma cabane. Est-ce que c'était un rêve ? Je suis sûre que tout cela est arrivé, pour de vrai. Ensuite, d'ailleurs, la maison des Sasada a périclité, alors que Saitô, à Saraki, qui avait été malade, a été complètement guéri. Et le fils, même, a pu faire des études à l'université, et il a eu une carrière remarquable. »

Voilà ce qu'ils accomplissent nos gentils farfadets.

Kenji Miyzawa - Les Fruits du Gingko

16 mai 2010

Une histoire de farfadets par kenji Miyazawa



Faisons la ronde
Dans la grande-rue !
Faisons la ronde
Dans la grande rue !

Dix enfants se donnent la main, forment une ronde et tournoient dans la grande pièce en chantant à pleine voix, ils ont tous été invités à quelque fête.
Ils dansent et tourbillonnent, ils s'amusent de tout leur coeur.
A un moment ils se retrouvent onze.
Parmi eux, aucun visage inconnu, pas non plus deux semblables, pourtant, ils sont bien onze. Une grande personne vient les prévenir que ce onzième enfant, c'est un farfadet des maisons.
Alors on cherche à savoir duquel d'entre eux il s'agit - chacun étant persuadé que lui-même n'est pas le farfadet -, mais les onze petits, assis bien correctement, soutiennent sans broncher le regard de l'adulte.
ça, c'est typique des farfadets.
Extrait de "Les Fruits du Gingko"

9 juil. 2009

Capturer le clair de lune



La nuit, le jardin devient synonyme de mystère, ce mystère qui devrait être présent dans notre vie à tous. Amusons-nous, par exemple, à capturer le clair de lune... dans un peu d'eau. Lorsqu'elle est pleine, j'aime à l'observer, là-haut dans le ciel. J'aime aussi voir son reflet dans un bol d'eau que j'ai préparé pour les insectes. Dehors, je suspends des miroirs pour faire réverbérer la pâle lueur qu'elle projette sur la véranda, et tout illuminer autour de moi. Alors, je baigne dans la magie. Cette sensation de paix reste présente en moi tout au long de la nuit.

Marjorie Harris - Un jardin pour l'âme - éditions J'ai Lu

24 avr. 2009

Reflets et miroirs...

J'ai toujours aimé contempler les flaques d'eau, les reflets dans les mares et les étangs. En me baladant ces derniers jours, j'ai eu un "coup de foudre" pour le reflet de cet arbre apparaissant dans une flaque au milieu d'un chemin.



De même, j'ai toujours été intriguée par les miroirs, sorte de porte ouverte... vers quoi ? Mystère... Avez-vous déjà contemplé un paysage dans un miroir ? C'est comme s'allonger la tête en bas dans une prairie en pente et de regarder l'horizon, on reste au même endroit... et pourtant c'est différent, un peu étrange...

13 févr. 2009

Les 7 plumes de l'aigle


"-Ferme les yeux, écoute le bruit de ton souffle et tente de goûter l'épice.
-L'épice ?
-Ce qui fait que la vie ne passe pas pour rien."
Voici un livre dont le souffle m'accompagne depuis longtemps. Il s'agit de l'initiation de Luis Ansa (qui depuis à écrit des livres sous son nom) auprès de grands chamans-sorciers (c'est ce dernier mot qu'il emploie) en Amérique du Sud. Ici, pas de substances aux effets bizarres, non, ce qui me plaît dans ce livre c'est ce mélange d'enseignements tel que le contrôle du souffle, de l'attention, additionné d'un zeste de folie furieuse ! Une folle sagesse en quelque sorte ! Et pour cause : " Le monde, l'existence, les rencontres de hasard, ce qui arrive ou n'arrive pas, tout cela est-il raisonnable ? " C'est un livre qui secoue, qui réveille, qui nous sort de notre indifférence, qui émerveille. Voici un extrait :
"L'important ce n'est pas Viracocha, c'est ta capacité de de capter sa puissance, qui seule permet de transformer les choses. Non pas pour te servir d'elles, mais pour les épanouir, pour les faire entrer dans la dignité de la vie, dans la jouissance de la vie, et pour y entrer avec elles. Mais toi tu penses. Ce que tu crois être ton intelligence te dit ce qui est possible et ce qui est impossible. Mais ce n'est pas ta véritable intelligence qui te dit cela, c'est seulement la minuscule expérience que tu as du monde. Viracocha ne pense pas, il n'est pas intelligent, il ne se perd pas dans les idées du monde, lui. Il donne la vie, et il jouit de cela. Il aime cela. Ne cherche pas Viracocha dans le ciel, dans les temples. Reste dans ton corps, dans ton sentir. C'est là qu'il est. Et permet lui de sortir, de temps en temps. Tu verras ce qu'il est capable de faire. Tu sais ce qu'il a fait pour moi?
-Non,Chura. Dites.
-Il m'a donné un plumage de renard. Touche.
Il m'a tendu sa nuque, pour que je palpe son plumage de renard. Je suis resté la bouche ouverte, à ne savoir que faire. J'ai avancé la main et j'ai dit, bêtement :
-Mais, Chura, les renards n'ont pas de plumes.
Le coup d'oeil qu'il m' a jeté m'a cloué contre le roc où nous étions assis. Il m'a dit :
-Qui es-tu, toi, pour décider ce qui est ou ce qui n'est pas ? Si tu avais été moins idiot, si tu avais eu ne serais-ce qu'une étincelle de sorcellerie, sais-tu ce que tu aurais dit ? Tu aurais dit : "Et si c'était vrai ? " Et tu aurais senti ta poitrine s'ouvrir, ton ventre rire, ton corps chanter jusqu'au bout des ongles. Imbécile, tu aurais fait plaisir à Viracocha, et Viracocha t'aurait lavé le coeur, il t'aurait donné de la joie, des forces toutes neuves. (...) Respire bien."Et si c'était vrai ?" Goûte ces mots."
Et puis bien sûr c'est Henri Gougaud qui raconte... c'est magnifiquement écrit.

 Les 7 plumes de l'aigle - Henri Gougaud - éditions Points