Un vieux tilleul de la prairie, une fois abattu, a révélé une étrange surprise. Dans son coeur se dessine la silhouette d'une feuille de chêne ! Ce tilleul se sentait-il chêne au fond de lui ? Où bien la trace d'un amour impossible et secret pour un chêne s'est-il inscrit au plus profond de son bois ? Nous ne le saurons jamais. Il est parti avec son secret et les secrets sont fait pour rester secrets, n'est-ce pas ?
Bienvenue au milieu des herbes folles et des fleurs qui se balancent sous le vent, là où des milliers de sauterelles bondissent à chacun de nos pas, là où l'ombre des nuages défile à toute allure, là où l'air, la terre, le feu et l'eau possèdent l'âme et enflamment l'imaginaire...
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30 nov. 2014
27 avr. 2014
Mes chouettes boucles
Les elfes viennent de m'offrir ces magnifiques boucles d'oreilles, d'après eux, elles vont me permettre de me promener la nuit dans les bois en voyant clair comme en plein jour ! Elles transmettent les belles vibrations de la chouette comme l'intuition, la sagesse, la capacité de voir ce que les autres ne voient pas, l'amour du mystère (ça je l'ai déjà !)... Au crépuscule, mes chouettes et moi, nous sommes allées écouter les grenouilles dans les marais et je n'ai même pas mis le bout d'un orteil dans l'eau !
8 déc. 2013
Qui a perdu sa chaussure dans la prairie ?
Non mais franchement, quelle idée aussi de se promener avec des chaussures vertes dans la prairie !
J'imagine la personne la cherchant en vain dans cette immensité verte et obligée de repartir pieds nus avec sa soeur à la main !
La chaussure attend son propriètaire chez Dame Tartine, c'est elle qui l'a trouvé en cherchant du serpolet.
9 déc. 2011
1 mai 2011
10 janv. 2011
23 juil. 2010
Qui es-tu ?
Je t'aperçois toujours dans la lumière du soir, bondissant de pierre en pierre au milieu du ruisseau qui traverse la prairie.
Qui es-tu beau et mystérieux chat gris fasciné par l'eau ?
As-tu des maîtres quelque part dans le village en bas de la colline ou bien es-tu un véritable chat sauvage ?
As-tu quitté les tiens par amour de l'eau qui chante ? As-tu suivi un jour une libellule enchanteresse ? As-tu été charmé par une ondine ? As-tu été ensorcelé par les rayons du soleil qui miroitent sur l'eau et avec lesquels tu joues ? Es-tu parti à la recherche de ces fabuleuses truites arc-en-ciel qui illuminent les cours d'eau et dont tu as si souvent entendu les pêcheurs parler les soirs d'hiver au coin du feu ?
Un soir alors que je guettais ton apparition, j'ai senti un regard intense posé sur moi, tu étais là, tout près, à m'observer derrière un rideau de feuilles, puis, aussi silencieusement que tu étais venu, tu es retourné vers ton ruisseau.
Qui es-tu beau et mystérieux chat gris fasciné par l'eau ? Réalité ou mirage ?
30 mai 2010
Une autre ! (histoire de farfadets)
Voilà encore ce que m' a raconté un jour le passeur qui fait traverser la rivière Kita-Kami, non loin du temple Rômyôji :
« Au soir du 17e jour du 8e mois, selon le calendrier lunaire, j'avais bien bu et je m'étais endormi très tôt. Quelqu'un m' a appelé, de l'autre côté. Je suis sorti de mon abri, la lune était au firmament. J'ai mis ma barque à l'eau, j'ai traversé la rivière, et alors, j'ai vu un bel enfant, vêtu d'une large jupe-culotte, d'un kimono de cérémonie orné d'un blason, un sabre au côté. Il était seul, et il était chaussé de sandales en paille, retenues par un lien de soie immaculée. Je lui ai proposé de le faire passer. C'est bien ce qu'il désirait. L'enfant est monté. Au milieu de la rivière, je l'ai examiné, à la dérobée. Ses mains reposaient correctement sur ses genoux, il regardait le ciel.
Je lui ai demandé d'où il venait et où il se rendait. Il m' a répondu, et sa voix était très douce. Il avait résidé très longtemps par ici, dans la maison de la famille Sasada mais il en avait assez, et il s'en allait ailleurs. Je lui ai alors demandé pourquoi il en avait assez mais l'enfant s'est contenté de rire, il n'a rien dit. Quand je l'ai interrogé sur sa destination, il m' a répondu qu'il allait chez les Saitô, à Saraki. Comme nous parvenions sur l'autre rive, je vis que l'enfant n'était plus là. Moi, je me suis retrouvé assis sur le seuil de ma cabane. Est-ce que c'était un rêve ? Je suis sûre que tout cela est arrivé, pour de vrai. Ensuite, d'ailleurs, la maison des Sasada a périclité, alors que Saitô, à Saraki, qui avait été malade, a été complètement guéri. Et le fils, même, a pu faire des études à l'université, et il a eu une carrière remarquable. »
Voilà ce qu'ils accomplissent nos gentils farfadets.
Kenji Miyzawa - Les Fruits du Gingko
16 mai 2010
Une histoire de farfadets par kenji Miyazawa
Faisons la ronde
Dans la grande-rue !
Faisons la ronde
Dans la grande rue !
Dix enfants se donnent la main, forment une ronde et tournoient dans la grande pièce en chantant à pleine voix, ils ont tous été invités à quelque fête.
Ils dansent et tourbillonnent, ils s'amusent de tout leur coeur.
A un moment ils se retrouvent onze.
Parmi eux, aucun visage inconnu, pas non plus deux semblables, pourtant, ils sont bien onze. Une grande personne vient les prévenir que ce onzième enfant, c'est un farfadet des maisons.
Alors on cherche à savoir duquel d'entre eux il s'agit - chacun étant persuadé que lui-même n'est pas le farfadet -, mais les onze petits, assis bien correctement, soutiennent sans broncher le regard de l'adulte.
ça, c'est typique des farfadets.
Extrait de "Les Fruits du Gingko"
25 juin 2009
Les parfums de juin
Marcher dans la campagne en juin, c'est vivre des expériences olfactives intenses, c'est la période des foins, les acacias tournent de l'oeil mais les tilleuls prennent le relais, les chèvrefeuilles s'épanouissent dans les haies, les sureaux embaument les chemins, la reine des prés émerge des prairies... Je m'interroge beaucoup sur le pouvoir des odeurs. De quelles manières nous influencent-elles ? Que se passe t-il en nous quand nous respirons longuement une fleur ?
17 mai 2009
Dans la prairie...
Dans la prairie il y a : des grenouilles, des poètes et des grillons. Des pommiers, des poiriers miraculeux et des cerisiers. Des elfes qui se sont échappés des pages du Seigneur des Anneaux. De la brume qui s'élève le matin aux dessus des herbes trempées. Des salamandres, des rosés des prés et des genêts odorants. Des rires, des danses, des prières et des feux de joie. Parfois on voit passer des bulles...personne ne sait d'où elles viennent. Il y a toujours quelqu'un pour accueillir les nouveaux venus par ces mots : "Merci d'être là, votre présence m'est infiniment précieuse", c'est tout, mais les gens sont différents à jamais. Près des ruisseaux, la nuit, souvent il y a des fêtes et beaucoup de chants. Il y a de la reine des prés bien sûr, des aubépines, des sureaux et des livres par milliers. Il y a un homme vert sur la branche d'un grand châtaignier, souvent silencieux, il observe, parfois il siffle avec les oiseaux, encore plus rarement il dit un mot ou deux à un humain qui a su deviner sa présence, et ces mots sont comme des pierres précieuses. Parfois, une odeur de tarte aux prunes flotte dans l'air... personne ne sait d'où elle vient. Il y a des mûres en été, de la neige en hiver, des coucous au printemps et des châtaignes en automne. Des flâneurs, des rôdeurs ensorcelés, des veilleurs et des éveilleurs. L'été, la nuit, on reste dehors pour regarder les étoiles ou les orages passer au loin et quand on s'endort, dans la prairie, c'est pour faire des rêves qui sont comme des bénédictions. Il y a des lutins farceurs car on rit beaucoup dans la prairie mais on sait aussi pleurer avec ceux qui on de la peine. Des chats sauvages ronronnent au fond des arbres creux. Dans la prairie on pose dans le lit des ruisseaux des galets sur lesquels on a gravé des prières pour bénir l'eau. Parfois on entend un chant sublime... personne ne sait d'où il vient. A l'automne on regarde passer les oies et les grues en pensant à Nils Holgerson. Au printemps on nage dans la rivière, au milieu des fleurs sauvages, en regardant la rosée s'évaporer sous les premiers rayons de soleil. Sous un grand tilleul quelqu'un a mis des fauteuils bariolés et les après midi d'été brûlant on se raconte des histoires à l'ombre. A l'Est il y a une grande forêt et le matin de bonne heure on peut apercevoir de grands cerfs qui s'en retournent dans ses sombres profondeurs. L'hiver on reste les pieds gelés dans la neige à la regarder tomber dans un silence émerveillé, comme si c'était la première fois qu'on voyait ce spectacle. L'été on marche dans la prairie les yeux rivés sur le soleil rouge qui descend derrière les collines, en s'enivrant du parfum des foins... Parfois au milieu des herbes on trouve des billes de verres bleues...personne ne sait d'où elles viennent...
24 avr. 2009
Reflets et miroirs...
J'ai toujours aimé contempler les flaques d'eau, les reflets dans les mares et les étangs. En me baladant ces derniers jours, j'ai eu un "coup de foudre" pour le reflet de cet arbre apparaissant dans une flaque au milieu d'un chemin.
De même, j'ai toujours été intriguée par les miroirs, sorte de porte ouverte... vers quoi ? Mystère... Avez-vous déjà contemplé un paysage dans un miroir ? C'est comme s'allonger la tête en bas dans une prairie en pente et de regarder l'horizon, on reste au même endroit... et pourtant c'est différent, un peu étrange...
23 nov. 2008
29 août 2008
J'aime...
Marcher pieds nus dans les champs, respirer le parfum du foin à pleins poumons et écouter les alouettes chanter haut dans le ciel les nuits d'été. La neige et la chaleur du feu. Regarder passer les grues en automne et être métamorphosée par la lecture d'un livre, en lire un passage à haute voix près d'une rivière. Marcher au milieu des grillons et des sauterelles. Tous les temps, oui, oui, même la pluie, le brouillard et la violence des orages même si j'en ai peur. Regarder passer les nuages, l'amitié des hommes et danser. La solitude et la fête, m'endormir, rêver et me réveiller. Les salamandres, les grenouilles, les lézards et les vaches toutes rondes avec leurs grands yeux. La folle avoine parce qu'elle est folle. Regarder un paysage dans un miroir et les clochards célestes. Partir dans la nuit une lanterne à la main. Les lupins et les roses qui sentent la rose. Les chemins pleins de poussière et les routes qui partent vers l'infini. L'eau, nager dedans. Sauter dans les flaques, entendre le premier coucou au printemps. La musique du vent dans les branches et l'appel du renard, si lugubre, dans la nuit noire. La lune qui se lève et les prairies.
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