Affichage des articles dont le libellé est La nuit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La nuit. Afficher tous les articles

27 avr. 2014

Mes chouettes boucles


Les elfes viennent de m'offrir ces magnifiques boucles d'oreilles, d'après eux, elles vont me permettre de me promener la nuit dans les bois en voyant clair comme en plein jour ! Elles transmettent les belles vibrations de la chouette comme l'intuition, la sagesse, la capacité de voir ce que les autres ne voient pas, l'amour du mystère (ça je l'ai déjà !)... Au crépuscule, mes chouettes et moi, nous sommes allées écouter les grenouilles dans les marais et je n'ai même pas mis le bout d'un orteil dans l'eau !

27 déc. 2012

La lune dans la forêt


Douce atmosphère sur le chemin du retour, 
après notre petite fête chez les elfes des bois.


Quand à moi ce soir j'ai de nouveau rendez-vous avec des elfes,
des nains et des hobbits puisque j'ai trouvé sous le sapin un billet 
direct pour la Terre du Milieu... (Avec chauffeur s'il vous plaît !)


10 févr. 2011

Respirer les étoiles


J'aime sortir tard le soir pour, avant de m'endormir, écouter au loin le chant du ruisseau qui traverse la prairie. Hier soir la lune formait un berceau haut dans le ciel et deux renards se chamaillaient tout près, leurs cris transperçant la nuit. Je respirais longuement et pleinement cette atmosphère et, peu à peu, il m'a semblé que j'inspirais tout le ciel étoilé à l'intérieur de mes poumons (si, si, c'est possible, vous savez nous sommes immenses à l'intérieur), je sentais les étoiles parcourir mes veines puis je les expirais tout doucement, puis les inspirais de nouveau encore et encore... Les renards sont repartis chacun de leur côté, le chant du ruisseau était plus clair que jamais, alors je suis allée me coucher... émerveillée !


16 sept. 2010

Se laisser transporter par la contemplation de la nature


Fanny acquiesça et eut la joie de le voir rester avec elle à la fenêtre, malgré le chant attendu ; de le voir comme elle diriger bientôt ses regards au-dehors et regarder dans l'éclat d'une nuit sans nuages, dans le contraste que faisait l'ombre profonde des bois, une scène où apparaissait tout ce qui était solennel, apaisant et délicieux. Fanny laissa parler son coeur : “Quelle harmonie!” dit-elle. “Quelle sérénité ! Voilà qui laisse loin derrière toute la musique et la peinture, et que la poésie ne peut que s'efforcer de décrire. Voilà qui peut apaiser tous les soucis et plonger tous les coeurs dans le ravissement ! Quand je contemple une nuit pareille, j'ai l'impression qu'il ne saurait y avoir dans le monde de douleur, de méchanceté ; et il y en aurait certainement moins si l'on était plus attentif à la sublimité de la Nature, et si l'on se laissait plus facilement transporter par la contemplation d'un tel spectacle.”
“ J'aime votre enthousiasme, Fanny. C'est une nuit délicieuse, et ils sont à prendre en pitié ceux à qui on n'a pas appris à ressentir dans une certaine mesure les choses comme vous – à qui on n'a pas du moins donné dans leur premier âge du goût pour la nature. Ils perdent beaucoup. “

                                                                                   Jane Austen - Mansfield Park

9 juil. 2010

Une nuit d'été...


Dans la prairie, nous aimons passionnément les nuits d'été. Les elfes nous ont appris à "écouter vibrer le monde", ainsi, quand nous ne dansons pas autour d'un grand feu, nous passons de longues nuits à respirer l'air du temps, à écouter les murmures de l'univers et les bruissements de la terre entière, les chants du vent et les histoires des étoiles... Or, la nuit dernière alors que, justement, nous étions en train d'écouter vibrer le monde, il s'est mis, tout doucement, à pleuvoir des bulles. Elles éclataient en touchant nos visages ou les fleurs endormies. Cette pluie légère et douce a duré quelques minutes, dans un grand silence, puis, un des elfes a dit qu'il se faisait tôt et qu'il était temps d'aller se coucher. Ce que nous avons fait.

16 mars 2010

La traversée de l'étang


Il arriva au bord de l'eau au moment où la lune était au plus haut de la nuit. Il marcha dans le marécage. Des nichées de canards s'envolaient et retombaient. Il entra dans l'eau et quand le froid toucha son ventre il mugit de plaisir. Alors, du fond du bois, la biche lui répondit. Il nagea vers le large de l'étang où la lune s'était écrasée et rebondissait en jets de lumière. L'eau froide battait ses babines et ses yeux. Ses jambes profondes fouillaient l'eau. De chaque pointe de ses sabots montaient des grappes de bulles, étincelantes comme des étoiles et sans cesse renouvelées. Les grosses carpes dormaient à fleur d'eau. Elles sautèrent en l'air toutes à la fois, faisant plus de bruit et d'écume qu'un autre cerf en train de nager et elles se mirent à fuir devant la bête. Elles ne pensaient pas à plonger mais elles nageaient en surface avec leur dos hors de l'eau. La lumière de la lune allumait leurs écailles que les petites vagues éteignaient sous de l'écume bleue.
Alors, le cerf sentit sous son ventre toute la profondeur de l'étang, une profondeur qui faisait poids et bloc sous lui et qui balançait la profondeur du monde dans la balance. Il vit des poissons longs qui semblaient verts, puis étaient blancs, sautaient rouges et se renfonçaient noirs avec de grandes gueules ouvertes sur des dents éblouissantes comme des scies. Il vit de grandes lianes immergées, féroces et souples comme des serpents et comme toutes faites en bois d'ombre, si puissantes qu'elles étaient remontées jusqu'à deux doigts de la surface, et on les sentait plantées dans le fond mortel de l'étang. Elles avaient de larges feuilles pâles. Il vit des petits poissons d'argent. Il vit des anguilles brunes. Il vit flotter des écrevisses. Il vit s'enfoncer, pattes repliées, une longue araignée d'eau maigre comme un fil de la Vierge mais qui traînait un chapelet de bulles d'air et dans chaque bulle d'air était enfermée une petite araignée toute neuve qui venait à peine de naître. Il vit un cadavre de rat tout mangé et un petit poisson qui tirait pour dérouler un bout de boyau. Il vit l'argent de l'écume qui pétillait dans ses babines. Il vit le grand globe des poissons, des plantes, des rats, des arbres, des biches et des cerfs.
Alors, il mugit.
Les renards s'arrêtèrent sur tous les chemins, écoutèrent, répondirent et se mirent à courir. Les blaireaux grognèrent. Les loutres commencèrent à miauler en s'aiguisant les griffes contre les troncs des saules, les hulottes s'appelèrent. Les écureuils crièrent dans les branches, les rats coururent comme des fous dans les marais en bousculant les roseaux, les canards s'envolèrent encore et retombèrent, les belettes, les mulots, les sauterelles, les lézards, les scarabées et les grands papillons de nuit crièrent; les couleuvres silencieuses dardèrent leurs têtes allumées au-dessus de leurs oeufs. Et la biche appela longuement, longuement, avec une grande voix chaude pleine d'amour.
Quand il prit terre de l'autre côté, le monde s'apaisait et peu à peu s'établit le silence. Il écouta. Il frissonnait. L'eau s'égouttait de ses poils, claquait sur les pierres du bord. Il traversa et retraversa l'étang plus de vingt fois, et, à la longue, tous les poissons allèrent s'enterrer au plus profond des trous et il fut tout seul dans l'eau avec le reflet de la lune. Et chaque fois il mugissait. Et chaque fois le vaste monde lui répondait. Enfin, vaincu de fatigue et si brûlant de joie qu'il fumait comme un brasier, il se coucha dans l'herbe. Le jour se levait. Il vit arriver la biche. Il ne pouvait plus bouger. Il ne voulait plus bouger. Il gémit vers elle. Elle vint lui lécher doucement le museau, soigneusement, de tous les côtés, comme s'il avait été un tronc d'érable ruisselant de sève douce. La clarté du jour monta et s'établit. La biche entra dans l'eau et nagea le long du bord. Quand elle fut bien mouillée, elle revint se coucher près du cerf, elle poussa sa tête près de la grosse tête haletante, aux yeux joyeux, elle se plaça, babine contre babine pour pouvoir respirer l'air qu'il respirait, et ils s'endormirent.

Que ma joie demeure
Jean Giono

4 févr. 2010

"Un clair de toute beauté"


C'est la nuit, je suis reveillée tout doucement par "un clair de toute beauté". J'ai beau savoir que la lune est pleine il y a autre chose pour que la pièce soit éclairée de façon si intense, si profonde. Aurait-il neigé ? J'ouvre doucement les volets et... j'ai le souffle coupé par le spectacle. Tout est recouvert d'un voile blanc, la pleine lune descend à l'horizon et, sous elle, courent des nuages noirs comme de la suie, plus noirs que la nuit. Beauté et force de la nature mêlées, comme lors d'un orage.
Ce "clair" dans la pièce me rappelle un des plus beau texte que je connaisse sur la nuit, ce sont les premières pages de "Que ma joie demeure" de Jean Giono où il évoque ce fameux "clair de toute beauté":
"C'était une nuit extraordinaire.
Il y avait eu du vent, il avait cessé, et les étoiles avaient éclaté comme de l'herbe. Elles étaient en touffes avec des racines d'or, épanouies, enfoncées dans les ténèbres et qui soulevaient des mottes luisantes de nuit.
Jourdan ne pouvait pas dormir. Il se tournait, il se retournait.
"Il fait un clair de toute beauté", se disait-il.
Il n'avait jamais vu ça.
Le ciel tremblait comme un ciel de métal. On ne savait pas de quoi puisque tout était immobile, même le plus petit pompon d'osier. ça n'était pas le vent. C'était tout simplement le ciel qui descendait jusqu'à toucher la terre, racler les plaines, frapper les montagnes et faire sonner les corridors de forêts. Après il remontait au fond des hauteurs."
Et ça continue sur plusieurs pages. Si vous ne connaissez pas ce livre je ne peux que vous conseiller de le lire, c'est une merveille, il y a un passage extraordinaire dans lequel Giono décrit un cerf nageant dans un étang, toujours de nuit... c'est si intense qu'à chaque fois que je le lis, je suis un cerf nageant dans un étang, et puis l'éclosion du printemps et puis... lisez ou relisez "Que ma joie demeure" !

18 déc. 2009

Un feu dans la nuit


Il y a quelques jours, j'ai eu envie de faire un feu à la tombée de la nuit. Comme ça, parce que j'avais envie, parce que c'est beau. Un feu, surtout la nuit ça hypnotise complètement, c'est fascinant, c'est chaud, lumineux, tout ce qu'il y a autour disparaît. Enfin pas entièrement, ce qui est tout proche est magnifié, et ce soir là, je n'avais pas fait attention à l'endroit où je m'étais installée, quand soudain, éclairés par les flammes sont apparus des buissons de fusains parés de leurs milliers de petits fruits roses et oranges. C'est comme si j'avais été happée dans un conte de fées, un moment magique, hors du temps, avec seulement en fond sonore le ruisseau qui coule au fond de la prairie et un renard solitaire.

8 janv. 2009

Nuit glaciale


La lune éclaire le paysage pris dans la neige gelée. La température est glaciale et il règne un silence absolu, c'est un autre monde. J'ai l'impression que je pourrais entendre une bête marcher à des kilomètres à la ronde. J'aimerais rester là pour l'éternité mais l'heure n'est plus aux humains, alors à regrets je me retire sur la pointe des pieds et je laisse le royaume de la nuit à ses sujets : les renards et leurs appels lugubres, les chevreuils agiles, les blaireaux lourdauds et fouineurs, les chouettes dont le vol ne trouble pas le silence et les majestueux cerfs qui attendent à l'orée des bois l' heure propice pour sortir à découvert ...

23 nov. 2008

Des chants dans la nuit


Vêtue de noir des pieds à la tête, je m'enfonce dans la nuit pour m'y perdre. Au milieu des champs je m'adosse au grand chêne. Là, j'écoute le chant du ruisseau, peu à peu, moi aussi je chante à coeur perdu. La lune et les étoiles apparaissent et disparaissent au rythme du passage des nuages. Mon souffle s'accorde au rythme lent et puissant de la terre. C'est un magnifique moment de communion avec la nature, avec les éléments. Je reste longtemps à respirer le monde, pour m'imprégner à jamais de cette magie. Il doit faire froid mais je ne m'en aperçois pas. En partant, je m'incline devant le Vénérable comme je l'appelle, cet arbre jeune mais qui dégage déjà une force incroyable, pleine de promesse et qui incite au respect.

15 nov. 2008

Dans le secret de la nuit...



La nuit, en secret, épanouit les fleurs
et laisse le grand jour récolter
les compliments.


Rabindranath Tagore