Bienvenue au milieu des herbes folles et des fleurs qui se balancent sous le vent, là où des milliers de sauterelles bondissent à chacun de nos pas, là où l'ombre des nuages défile à toute allure, là où l'air, la terre, le feu et l'eau possèdent l'âme et enflamment l'imaginaire...
A mes pieds la flamme d'une petite bougie vacille doucement dans l'air du soir. Le soleil s'est couché laissant derrière lui un ciel enflammé. Je regarde le ballet des chauves-souris dans la lumière des réverbères. Le chant des grenouilles semble surgir des entrailles de la terre, messager d'autres vies dont nous ne savons rien.
Collage de printemps inspiré par la paix et l'harmonie qui émanent des vergers en fleurs
La lune se couche après avoir fait sa ronde nocturne pour veiller les hommes. Les renards profitent de la douce lumière de l'aube pour retourner vers leur terrier. Leurs pattes sont jaunes du pollen des pissenlits et leur poitrail est recouvert de rosée.
Lovés aux creux de la terre, ils s'endorment enivrés par les parfums de la prairie et n'entendent plus les coucous lancer leurs appels de collines en collines, les chevreuils grignoter les jeunes
feuilles de ronces le long des haies et les abeilles bourdonner dans les premiers rayons du soleil.
Les anémones, prés du ruisseau, frémissent sous la brise matinale.
Leur blanc manteau de pétales a remplacé celui de la neige.
Sortant comme un mirage de la brume, des elfes évitent gracieusement de les écraser pour se rendre au bord de l'eau; c'est ainsi qu'ils se réveillent, en écoutant le chant de l'eau qui leur apporte
Une grosse pomme de terre
Une poignée de lentilles corail (facultatif)
Un oignon
Un grand saladier de feuilles d'ortie, de pissenlit et d'oseille sauvage
Sel
Faites chauffer de l'eau, salez-la, ajoutez les lentilles, la pomme de terre et l'oignon coupés en morceaux. Passez la verdure rapidement sous l'eau, hachez-la et versez-la dans l'eau. Faites mijoter doucement pendant une heure environ, écrasez ou mixez le tout et dégustez !
Vous pouvez rajouter d'autres jeunes pousses du printemps mais, personnellement, je trouve le mélange ortie-pissenlit-oseille particulièrement goûteux.
J'adore cette chanson dont les paroles me font un peu penser à celle de Lisa Thiel. Dès le début les mots de la Chamane Abuela Margarita donnent le ton : "je suis le pouvoir en moi, je suis l'amour du soleil et de la terre, je suis le Grand-Esprit et je suis éternelle, ma vie est pleine de joie et d'amour, je crois que le mieux et de ne pas avoir peur". C'est une magnifique chanson sur l'éveil, le pouvoir des mots et le lien qui unit les femmes et la Terre.
Alma de Cantaora - Amparo Sánchez
(Soy el poder dentro de mí
Soy
el amor del sol y la tierra
Soy gran espíritu y soy
eterna
Mi vida esta llena de amor y alegría
Y
cuando lo cantas muchas veces, pues, mira, te la crees
Yo
creo que lo mejor es no tener miedo,
no tener miedo)
Soy
mañana, soy Aurora
Soy la luz, soy la sombra
El
presente, el ahora
Alma de cantaora
Alma de
cantaora
(Hablar del despertar femenino)
Soy
la tierra soy el cielo
Soy la luna en un espejo
Soy
chamana, sanadora
Alma de cantaora
Alma de
cantaora
(El poder es dentro de nosotros)
Y
cantaré mientras me quede voz
No dejaré un rincón sin mi
canción
Y cantaré como una bendición
La libertad
de ser lo que soy
Soy la lluvia soy el trueno
Soy
la Madre, rayo y fuego
Soy hermana luchadora
Alma
de cantaora
Alma de cantaora
Alma de cantaora
Soy
chamana, sanadora
El presente, el Ahora
Soy mañana,
soy Aurora
Alma de cantaora
Lelere lo le, lelere lo la
Alma
de cantaora
Lelere lo le, lelere lo la
Alma de
cantaora
(Hablar del despertar femenino
por
miles y miles de años la mujer era considerada
igualito que
el hombre
y mientras que la mujer fue tomada así en
cuenta
nunca se envenenó la tierra, nunca, por miles y
miles de años)
Dehors, les branches du frêne formaient une masse d'or, le bloc brillant et pur du feuillage scintillait au soleil comme un amas de métal précieux, comme un arbre touché par le roi Midas. Son éclat retombait sur le damas vert des rideaux drapés autour des étroites fenêtres, de sorte que toute la pièce était emplie d'une brume verte et de reflets aquatiques mouvants. "Comme une nymphe des eaux dans une étendue d'eau salée", murmura Stella à son image lointaine, tout en traversant la pièce; à l'intérieur du cadre du miroir se mit aussi à grandir, en s'approchant avec assurance et sérénité, embrumé et charmant, son visage ovale.
A cause des miroirs, Stella n'était pas seule dans cette demeure hostile, trop silencieuse. A travers toute la maison, où le moindre bruit était étouffé, tant elle était chargée de tapis, de tentures et de brocarts fanés, chacune des pièces sombres et abandonnées qui se cachaient sous ces antiques coupoles blanches et dentelures de bois contenait au moins un miroir profond et sombre, comme une forêt recèle ses étangs obscurs et insoupçonnés, ses sources secrètes.. Où qu'elle aille, le visage l'attendait, comme une amie inconnue, détentrice de secrets.
Elle s'arrêta à un mètre de cet autre monde, le mystère du miroir, pour différer un peu l'accomplissement, le face-à-face; l'étrange lumière sous-marine de l'après-midi la troublait et l'enchantait, si bien que son coeur se mit à battre lourdement.
"Es-tu vivante ?" chuchota-t-elle à l'adresse de cet être aux yeux sombres qu'elle avait devant elle. La bouche reflétée bougea et ses propres paroles parcoururent la pièce en un murmure.
Envoûtant extrait de la nouvelle "Mélancolie" (the Midas trees)